Que Dieu sauve le Mali (suite)

Ce ne sont pas les concertations nationales qui sont un problème, mais c'est le Premier Ministre, malgré toutes les chances qui lui été données, qui se révèle être le véritable problème.

Si, dès sa nomination par l'accord cadre, il avait fait preuve d'un peu de modestie, d'ouverture d'esprit et de respect pour ses inévitables interlocuteurs, notre pays n'en serait pas à ce point aujourd'hui.

Il est venu avec son équipe et avec une seule préoccupation qui reste encore son unique agenda. Comment gagner les élections présidentielles à la sortie de la transition qu'il doit gérer ? Sortir le Mali de la crise le préoccupe moins que de profiter de cette crise pour se hisser au pouvoir. C'est la raison pour laquelle dès son installation, il a divisé au lieu de chercher à rassembler les maliens.

Encore aujourd'hui, malgré tous les efforts d'excuses que je m'évertue à lui trouver, je demeure convaincu qu'il n'est simplement pas l'homme de la situation.

Huit mois après son installation à la tête du gouvernement, il n'a pas été capable de produire une démarche et un projet de sortie de crise fédérateur de tous les maliens quelque soit leurs positions ou opinions politiques. C'est ce qui était et est toujours attendu d'un bon Premier Ministre, Chef de Gouvernement d'un pays qui doit sortir d'une crise si profonde. Je crois qu'il en est incapable, c'est ma conviction.

Si les maliennes et les maliens ont aujourd'hui besoin de se concerter et de se parler, c'est autour des seules deux questions majeures que sont : Comment rétablir la souveraineté sur l'ensemble du territoire national ? Et comment organiser des élections pour doter notre pays d'institutions légales et légitimes.

Ces concertations doivent regrouper les maliennes et maliens du Nord, du Centre, du Sud, de l'Extérieur et de toutes les catégories. Cela ne semble pas être le projet de notre "super premier ministre de plein pouvoir".

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