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Que Dieu sauve le Mali (suite)

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Les pêcheurs en eau trouble ont repris du service. La rengaine "entrons et sortons par la même porte" nous est resservie par des entremetteurs-médiateurs-coxeurs de service. Voilà que tout ce beau monde veut contribuer, chacun pour ses raisons propres, à la tenue des "concertations nationales" afin que les maliennes et maliens se parlent et se mettent d'accord pour une sortie honorable de crise. Je suis un partisan passionné de la recherche de consensus pour la prise de décision publique. J'ai, à maintes, eu l'occasion de dire et d'écrire que, dans nos modalités de gestion publique, nous devons faire de la recherche du consensus la règle et du vote l'exception. Je clarifie en disant que je parle bien de la recherche du consensus, comme modalité de prise de décision et non de l'unanimisme qui nous a été servi pendant dix ans par le système ATT. Je vous promets de revenir amplement sur ce sujet une prochaine fois. Pour revenir aux fameuse...

Que Dieu sauve le Mali (suite)

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Ce ne sont pas les concertations nationales qui sont un problème, mais c'est le Premier Ministre, malgré toutes les chances qui lui été données, qui se révèle être le véritable problème. Si, dès sa nomination par l'accord cadre, il avait fait preuve d'un peu de modestie, d'ouverture d'esprit et de respect pour ses inévitables interlocuteurs, notre pays n'en serait pas à ce point aujourd'hui. Il est venu avec son équipe et avec une seule préoccupation qui reste encore son unique agenda. Comment gagner les élections présidentielles à la sortie de la transition qu'il doit gérer ? Sortir le Mali de la crise le préoccupe moins que de profiter de cette crise pour se hisser au pouvoir. C'est la raison pour laquelle dès son installation, il a divisé au lieu de chercher à rassembler les maliens. Encore aujourd'hui, malgré tous les efforts d'excuses que je m'évertue à lui trouver, je demeure convaincu qu'il n'est simplement pas l'...

Que Dieu sauve le Mali

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Je viens de suivre avec étonnement, au JT de l'ORTM, la tragi-comédie que continue de nous servir le Premier Ministre. C'est simplement hallucinant !!! Depuis le meeting de pression pour rester à son poste et sa lamentable conférence de presse à la veille de l'adresse à la Nation du Président de la République par intérim, je me suis dit que plus rien ne m'étonnerait de la part de ce monsieur que Blaise Compaoré dans sa précipitation nous a fourgué. Je découvre que notre pays n'est pas au bout de sa descente en enfer. Le Premier Ministre de "pleins pouvoirs" s'adresse à la Nation en feignant d'oublier que ce privilège relève des seules prérogatives du Président de la République. Je suis persuadé que ce n'est par ignorance, car ce monsieur est passé maître dans la provocation. Ensuite, il tente de détourner à son profit, comme d'habitude, les avancées obtenues dans la mobilisation de la communauté internationale pour la reconquête des zo...

Travaillons à la fin des Presidents- messies pour changer la politique

Dans notre pays, l’élection présidentielle est présentée comme la rencontre d'un homme et son peuple. Une disposition de la loi électorale ne dit-elle pas que pour l’élection du Président de la République : « la déclaration des candidatures est faite à titre personnel…». Cette conception de choix des dirigeants est liée à une vision de l’institution présidentielle et à une culture du pouvoir. Ce choix se traduit dans les faits par un affaiblissement de l’intérêt général qui cède devant des formes détournées de pouvoir personnel et de promotion d’intérêts personnels (isolés ou juxtaposés). Le régime présidentialiste offre à la personne élue les moyens institutionnels de domination absolue sur l'Etat et d’instrumentalisation de tous les contre-pouvoirs institutionnels et non-institutionnels. L’institution présidentielle est politiquement et socialement perçue comme le seul dépositaire du pouvoir d’État. Toute l’organisation administrative, l'appareil judiciaire, les forces ar...

Interview sur le site d'Afribone

Ousmane SY, secrétaire politique de l’Adéma-PASJ : « L’argent de la drogue est un grand danger pour le Mali » Membre fondateur de l’Alliance pour la Démocratie au Mali (ADEMA), Ousmane Sy est expert en politiques de développement institutionnel en Afrique. Agroéconomiste de formation, né à Bandiagara en 1949, l’ancien ministre de l’Administration territoriale et des Collectivités locales (2000 / 2002) répond à nos questions sur l’actualité politique de notre pays. Interview. Afribone : Vous êtes connus comme le père de la décentralisation au Mali. Cette réforme, à votre avis, est-elle efficace aujourd’hui ? Nous venons de faire le bilan et les perspectives de la décentralisation à travers un forum. Le constat de ce forum a été que la réforme est installée, que les collectivités fonctionnent. Le processus se met en place : les élections sont organisées et les conseils communaux sont choisis. Mais bien sûr, on aurait pu mieux faire. La décentralisation, comme toute œuvre humaine, connait...

Pourquoi je pense que Dionkounda est le meilleur candidat pour notre parti et pour le Mali

Dans un message précèdent, j'avais expliqué pourquoi je n'étais pas candidat à la candidature pour l'élection présidentielle. Je me dois aujourd'hui de vous dire qui est le meilleur candidat pour mon Parti si nous voulons gagner les élections de 2012. Pour moi et pour beaucoup de cadres et militants de l'Adema-PASJ, le meilleur candidat parce que c'est lui qui réuni le plus d'atout pour nous faire gagner les élections générales de 2012 est le Président Dionkounda Traoré . Quels sont les atouts de l'homme : 1. Il a la légitimité historique, car il a été là depuis le début de l'association et du Parti, 2. Il a été d'une grande fidélité au Parti. Malgré tous les soubresauts, 3. Il a toujours accepté et à assumer toutes les missions, souvent même ingrates qui lui ont été confiées par ses camarades, 4. Il n'a été mêle à aucune intrigue ni position sectaire dans le Parti, 5. Il a toujours respecté et appliqué les orientations et décisions ...

Pourquoi tu n'es pas candidat à la candidature ?

d'augetsquestion que beaucoup de militants de mon parti et d'amis me posent, je réponds que les valeurs politiques et morales auxquelles je crois et mes convictions politiques ne me permettent pas de m'engager dans une quête individuelle de leadership personnel dans mon Parti qui n'est pas encore guéri de toutes les turbulences qu'il a connu depuis sa naissance en 1992 et surtout de sa crise interne à la sortie des primaires de 2002 Aujourd'hui, Secrétaire politique de la Direction Nationale et de la section de Bandiagara, mon combat s'inscrit, depuis quelques années, dans la reconstruction de l'unité et de la cohésion interne du Parti. Après toutes les épreuves que nous avons traversé et ma conviction est que nous ne sommes pas encore à l'abri de nouvelles crises, il me semble plus utile pour le Parti et pour la démocratie malienne que je mettes mes priorités sur la création des conditions qui faciliteront la refondation de mon Parti et la recrédi...