Articles

Affichage des articles associés au libellé Humeur

C’est l’impunité et non la démocratie qui ruine le Mali

J’entends des personnes, pas seulement les moins avisées, dirent que les malheurs de notre pays viennent du choix de la démocratie à partir de 1991. Je me suis toujours demandé s’il s’agit bien du Mali dans lequel je vis et que je connais. À l’écoute de cette contre-vérité, j’ai longtemps secoué la tête en me disant que ces personnes sont soit mal informées, soit de mauvaise foi. Mais lorsque ce mensonge grossier prend l’allure d’une vérité, à force de matraquages politiciens et médiatiques, ne pas rétablir les faits prendrait l’allure d’une complicité. Témoigner sur ce que j'ai vu et vécu devient un devoir. De la loi cadre de 1957 accordant l’autonomie au Soudan Français, au déclenchement de la révolution active, les soudanais, puis les néo-maliens ont jouit des libertés publiques. La Constitution de 1960, dans son titre premier, a consacré la démocratie et le pluralisme politique. C’est le Comité national de défense de la révolution (CNDR), créé par l’aile gauche de l'US-RDA,...

Il faut sauver le Mali

Après quatre (4) coups d’Etat et cinq (5) rebellions armées, sans oublier l’absence de l’Etat sur près de 2/3 du territoire national contrôlés par des milices et autres bandes armées, c’est simplement un manque de respect que de parler de conquête de pouvoirs, c’est à dire d’élections, avant d’écouter les maliennes et les maliens de tous les territoires sur les modèles d’Etat, de démocratie, de développement économique et de société qu’ils souhaitent, même si cela doit prendre 2 ans. Quand allons nous tirer les leçons de 2013 et de 2018 ?

Un regard rétrospectif pour ne jamais oublier le passé[1]

Image
Le Soudan français, qui était l’appellation du Mali actuel, est une colonie constituée par la France à partir des anciens Etats du Kénédugu de Babemba Traoré, d'Ahmadou Cheick Oumar Tall de Ségou, et de Samory Touré, contre lesquels les troupes commandées par Joseph Gallieni, Gustave Borgnis-Desbordes puis Louis Archinard menèrent plusieurs expéditions guerrières, jusqu'en 1890.  Le décret du 18 août 1890 transforme l'extension territoriale du Sénégal, à l’époque, désignée sous le nom de  Haut-Fleuve  en une entité́ administrative qui prend le nom de Soudan français, avec Kayes comme capitale. A la tête de la nouvelle colonie un Commandant supérieur a été nommé. Il détient les pouvoirs administratifs et financiers mais relève toutefois encore du Gouverneur du Sénégal, sans l'adhésion duquel il ne peut engager aucune action politique.  Le décret du 27 août 1892 fait du Soudan français une colonie pleinement autonome qui est alors placée sous l'autorité́ d...

L’initiative « Alliance Sahel » peut-elle rénover la coopération avec les pays du Sahel sans apprendre les leçons des échecs du passé ?

Il y a quelques semaines, j’ai lu une contribution de l’Ambassadeur Jean Marc Châtaigner,  envoyé spécial pour le Sahel au Ministère des Affaires étrangères français. Dans son plaidoyer pour l’initiative prise par la France, originellement appelée "Alliance pour le Sahel" puis "Alliance avec le Sahel" qui a fini par l’appellation définitive "Alliance Sahel", il plaide pour une indispensable rénovation de l'aide publique au développement dans les situations d'urgence et de crise du Sahel ? Les concepts clés proposés dans cette contribution qui ambitionne de rénover l’aide du Sahel en crise sont : la coordination, le partenariat et l’opérationnalité. Cependant, à regarder de près, pour que la coopération internationale avec le Sahel soit plus efficace, la coordination doit se faire surtout avec les gouvernements sahéliens mais pas se limiter aux seuls les pays et organismes qui financent. Quant au partenariat, elle doit être pensée dans la durée...

Seule une large convergence des forces politiques peut sauver le Mali

Le mercredi 4 octobre 2017, la 2ème édition de la journée nationale de la police malienne a été célébrée. Cette commémoration m'a remis en mémoire  le lynchage d'un policier, le jeudi 10 août 2017 dans l'ACI 2000 à Bamako,  suite à une altercation entre lui et une foule en colère.  Mon propos n'est pas de défendre ou de condamner  le policier lynché ou  la dame houspillée selon la presse. Cette responsabilité revient aux autorités en charge de la justice et aux parties civiles concernées.  Je rappelle simplement que le  policier, au delà de l'individu qui est dans la tenue, symbolise les vertus que l'Etat, ses institutions et son administration doivent incarner.  Il doit être le gardien de la paix dans la cité.   Il doit être le gardien de notre sécurité individuelle et collective. Il doit être le secours et le recours le plus proche en cas de danger sur nos personnes et nos biens. Bref, il doit être le garant du respect des règles du vi...

Mon souhait pour que l'année 2017 soit celle du rêve collectif pour un Mali meilleur

Après deux décennies d'ambitions et d'espoirs pour un avenir radieux, notre pays s'est enlisé depuis quatre ans dans une crise qui paraît sans fin. Les causes de cette crise sont nombreuses, complexes, collectives mais aussi individuelles.

Cette démocratie n'est pas pour nous

La définition admise de la démocratie, selon la célèbre formule d'Abraham Lincoln est : le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple. Cette définition n'a sens que si elle est adossée à une somme de valeurs éthiques et morales qui lui donne toute sa consistance.

La lutte contre la corruption exige une vigilance collective en tout lieu et à tout instant

Image
Depuis toujours, j'ai entendu dire sur plusieurs espaces que le problème n° 1 du Mali, c'est la corruption. Je ne peux qu'être d'accord avec cette affirmation et suis prêt à associer ma voix à celles de celles et ceux qui voudront dénoncer et se battre contre ce fléau qui mine notre pays et annihile tous ses efforts dans la voie du développement.

Ils ont osé.....

Image
Les dirigeants du parti Syriza de Grèce ont osé recourir à leur peuple pour confirmer leur choix de ne pas accepter le diktat de la technocratie financière européenne et internationale. Leur courage politique et surtout la confiance qu'ils ont placé en leur peuple afin de leur indiquer la voie à suivre mérite d'être salués.

Que Dieu sauve le Mali (suite)

Image
Pendant la transition, pour décrire la situation de notre pays aux nombreux visiteurs de la Présidence de la République, je comparais le Mali a un camion qui est tombé en panne en pleine brousse. Je précisais ensuite que l'objet de la transition n'était pas de réparer le camion, mais de le dépanner pour qu'il puisse atteindre le prochain garage en vu d'une réparation. L'objet principal du dépannage consistant à ramener le pays dans une situation de normalité républicaine, suite à la reconquête de l'intégralité du territoire national, l'élection d'un Président de République plein pouvoir et la préparation des élections législatives. Avec l'élection du Président de la République et des députés, voilà le Mali bien ré-assis. Il n'est pas encore debout, mais l'espoir est permis. C'est une question de volonté, d'engagement, de travail et de temps. Mais il faut surtout éviter de penser que la crise est passée et que l'on peut repr...

Que Dieu sauve le Mali (suite)

Image
En janvier 2013, le Président français François Hollande a pris la décision, sur la demande du President par intérim Dioncounda Traoré, d'envoyer les troupes de l'Opération Serval arracher le Mali des griffes des groupes jihadistes. Ces derniers, après avoir occupé toutes les régions du Nord et une partie de la Région de Mopti pendant de long mois, avait décidé de soumettre l'ensemble du territoire national, voire plus à leur diktat. La France, qui a tenu à avoir le parrainage des Nations-Unies, a mis dans un premier temps en avant la solidarité avec le peuple malien et le devoir de reconnaissance de la France vis à vis du pays des tirailleurs soudanais qui ont contribué à sortir le peuple français des griffes d'Hitler. Au fil des mois qui passent, l'opinion publique malienne semble découvrir que le discours de bon sentiment du Président Hollande précède la recherche d'intérêts bien compris de la France. La reconnaissance des maliens fait de plus en plus ...

Merci, merci, merci et après

Image
Depuis le putsch politico-militaire du 22 mars 2012, le mot français le plus entendu au Mali et qui sort de la bouche des maliennes et maliens de toutes catégories est : merci, merci et encore merci . Merci aux Chefs d'Etat de la CEDEAO qui ont exigé fermement le retour de la Constitution du 21 février 1992 et sauvé le processus démocratique malien et ses acquis. Merci à François Hollande qui a envoyé, avec volontarisme, Serval repousser les narco-trafiquants et les bandes de terroristes hors du territoire national qu'ils avaient occupé par la force et qu'ils géraient par la terreur. Merci à Idriss Deby Itno qui, avec son armée de guerriers, est venu mettre un peu d'Afrique dans la reconquête du territoire malien. Merci à la France et à l'Union Européenne pour leur engagement pour la mobilisation sans précédant de la communauté internationale autour du dossier de la reconstruction et de la sortie de crise. Merci aux Nations Unies et au Conseil de sécurité...

Que dieu sauve le Mali (suite)

Image
Le dépôt de ma candidature, suite à l'appel à la candidature lancé par mon Parti, semble avoir créé la surprise et même soulevé des interrogations dans certains milieux. Je veux apporter les précisions suivantes : D'une part, que je ne suis candidat à l'élection présidentielle qu'à partir du moment où le Comité Exécutif et la Conférence Nationale me choisiront comme le candidat du Parti. Pour le moment je ne suis qu'un simple candidat à la candidature. D'autre part, mon Parti, conformément à nos textes, a adressé un appel à candidature à toutes les militantes et à tous les militants qui s'estiment capable de prétendre à cette responsabilité suprême de notre pays. J'estime que mon parcours politique et professionnel, ma connaissance du pays et mon ouverture sur l'Afrique et le monde me permettent d'offrir mes service en toute humilité. Aujourd'hui, notre pays joue son existence en Afrique et dans le monde. Enfin, comme j'ai eu déj...