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Pour une sortie de crise au Mali, les partenaires internationaux aussi doivent se remettre en cause

La crise profonde que vit le Mali, loin d'être un accident de parcours, est le résultat d’une série d’incohérences structurelles à la fois politiques, institutionnelles, économiques, voire sociales, dans lesquelles le pays s’est installé depuis plusieurs décennies. Les causes premières de ces incohérences doivent être recherchées dans des choix de gestion publique, certes validés par les autorités maliennes, mais le plus souvent, prescrits par les agences bilatérales et/ou multilatérales dénommées « partenaires au développement» avec l’accompagnement de leurs spécialistes et assistants techniques.  

Nous avons gagné le combat des libertés, mais perdu celui des valeurs

A l'occasion de la commémoration du 25ème anniversaire de la marche unitaire du 30 décembre 1990, la Coordination Malienne des Organisations Démocratiques (COMODE) a organisé le 20 janvier 2016 à la Pyramide du Souvenir une Conférence-débat sur le bilan et les perspectives du mouvement démocratique au Mali. Pendant cette conférence, les jeunes, venus en grand nombre, n'ont pas raté l'occasion d'interpeller leurs ainés initiateurs et organisateurs de la marche unitaire du 30 décembre 1990, sur les difficultés voire les déviances qu'a connu le processus démocratique depuis l'installation du pluralisme politique dans notre pays.

Nous avons besoin de consensus pour construire l'avenir

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Les plus de trois décennies de monopartisme et de parti-Etat ont laissé, dans notre culture politique, des traces profondes que nous avons encore du mal à faire disparaître. Il en est ainsi des tabous posés sur certains concepts, au point d'en diaboliser tout usage. Le consensus, l'autonomie et la diversité sont en tête de ces concepts dont tout usage est devenu tout simplement politiquement incorrect.

Le dialogue pour construire une paix durable

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Je participe, depuis le 3 septembre 2015, à Berlin à une Table ronde sur les processus de dialogue national émergents organisée par une fondation allemande - Fondation Berghof - avec le soutien du ministère allemand des affaires étrangères qui veut se doter d'une expérience pour une diplomatie de prévention et de précaution afin d'anticiper les conflits. Cette table ronde a regroupé des décideurs et experts européens (ouest et est), du moyen-orient et asiatiques. J'ai été invité, comme Monsieur Taher Masri, Président du Sénat de la Jordanie, à faire un exposé d'introduction de la plénière introductive (Keynote speaker) que j'ai intitulé "la dialogue pour construire une paix durable et le développement".

La lutte contre la corruption exige une vigilance collective en tout lieu et à tout instant

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Depuis toujours, j'ai entendu dire sur plusieurs espaces que le problème n° 1 du Mali, c'est la corruption. Je ne peux qu'être d'accord avec cette affirmation et suis prêt à associer ma voix à celles de celles et ceux qui voudront dénoncer et se battre contre ce fléau qui mine notre pays et annihile tous ses efforts dans la voie du développement.

Une interview sur la décentralisation au Mali et en Afrique

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J’ai répondu ci-dessous aux questions de Emilie Leroux et de Justin Ducker Mambiki d’un trimestriel d'information et d'échanges du Programme Concerté Pluri-Acteurs (PCPA) de la République du Congo Brazzaville qui s’appelle « Alternatives Citoyennes » sur la décentralisation au Mali et en Afrique.

La regionalisation au Mali en trois questions

1. C’est quoi la régionalisation ? La régionalisation est la seconde phase d’approfondissement de la reforme de décentralisation de la gestion des affaires publiques qui met la collectivité « Région » au cœur du développement du territoire à travers le renforcement 1°) de la légitimité et des pouvoirs de ses organes élus, 2°) de ses capacités humaines et financières et 3°) de ses moyens d’actions dans leur ensemble.